[ Par Paul RAYNEAU ]

En 1972, la notion d’éco-développement est introduite lors de la première conférence des Nations unies sur l’environnement. Quinze ans plus tard, c’est le Premier Ministre norvégien Mme Gro Harlem Brundtland qui évoque l’idée d’un « développement durable ». En 1992 au Sommet de la Terre, l’idée est officialisée par les Nations unies et ses trois piliers sont définis (économique, social, environnemental). Depuis, le développement durable est devenu un sujet médiatisé. Seulement, sa médiatisation n’est pas à la hauteur de l’urgence.

« Génération développement durable »
Nous sommes en plein dedans. Générations 80, 90, 2000, 2010, le défi du développement durable est né avec nous. Le défi du développement durable grandit avec nous. Le défi du développement durable ne peut qu’être relevé par nous.

Et pourtant…
Que sommes-nous prêts à faire pour celui-ci ? Trier nos déchets ? Oui. Perdre 40 min par jour pour privilégier les transports en commun ? Peut-être. Refuser 3000 euros nets par mois de la part de Monsanto ? Hum… plus compliqué. Au début de l’année 2018, la « prise de mesures [de la part du gouvernement] contre le changement climatique » n’est prioritaire que pour 28% des français (étude du Figaro sur Les attentes des français à l’égard du gouvernement pour 2018). Soit en 9ème position et derrière notamment la « réduction du nombre de parlementaires » ou encore l’« endurcissement des règles du droit d’asile pour les réfugiés » dans lesquels sont bien évidemment inclus les réfugiés climatiques qui seront au nombre de 143 millions de personnes d’ici 2050 (chiffre de L’Express). Et oui « génération développement durable », tu seras encore là en 2050 donc ce chiffre t’intéresse (et t’inquiète).

Donc pourquoi ?
Pourquoi le réchauffement climatique, l’extinction d’espèces animales, la déforestation, etc. ne nous intéressent pas ? Cyril Dion l’explique clairement dans Petit manuel de résistance contemporaine. Notre « conditionnement [est] induit par le récit dans lequel nous évoluons et les architectures qui régissent nos vies ». Autrement dit, des architectures cadrent nos vies et déterminent ce que nous devons faire ou ce que nous croyons choisir de faire. Gagner sa vie, se divertir et les lois constituent les trois principales architectures qui nous empêchent de penser en dehors de notre récit et qui maintiennent la fiction actuelle.

Comment faire pour dompter ce récit ?
Selon Cyril Dion, il faut diffuser de nouveaux récits, à travers des films, des livres, des dessins, des sculptures, etc. En somme, il faut imaginer, faire rêver, intéressé les gens au développement durable, pour enfin, agir.

[ Par XXXXX ]

Greenpeace, est une Organisation Non Gouvernementale (ONG), à la fois reconnue pour son intégrité et son indépendance dans son fonctionnement. Ses membres agissent selon les principes de non-violence pour protéger l’environnement, la biodiversité et promouvoir la paix.

ANONYME

Mission
Greenpeace est représentée sur chaque continent et chaque océan. Son but premier est de promouvoir la paix, l’environnement et de protéger toute forme de vie. Elle compte plus de trois millions d’adhérent-e-s. Afin de remplir sa mission environnementale, Greenpeace promeut une révolution énergétique basée sur le développement des énergies renouvelables. Pour cela, elle encourage la sortie des énergies fossiles et nucléaires, ce qui est primordial dans le principe de protection de la richesse et de la biodiversité terrestre et sous-marine. Greenpeace pointe du doigt la question du nucléaire qui constitue le risque principal pour notre planète. Suite aux dérèglements climatiques déjà engagés, l’ONG se donne comme mission de protéger des droits des réfugiés qui en sont victimes.

Le risque nucléaire
Avec ses 19 centrales nucléaires et ses 58 réacteurs, la France est le pays le plus nucléarisé au monde. Ces centrales présentent un danger pour les français et leurs voisins européens car leurs infrastructures sont vieillissantes et mal protégées face à d’éventuelles attaques extérieures.
Ces bâtiments étant gardés très privés, il est difficile pour quiconque, y compris pour les acteurs politiques, d’y pénétrer et donc d’en dénoncer d’éventuelles anomalies. Le principal risque serait une attaque qui endommagerait une des piscines, dont le rôle est le refroidissement de tout l’appareil nucléaire. Ceci provoquerait une surchauffe de la centrale qui amorcerait une catastrophe nucléaire. Les risques sont réels et ne doivent pas être passés sous silence. Les actions de Greenpeace sont exclusivement non-violentes.
En octobre 2017, des militants ont réussi à pénétrer dans la centrale de Cattenom, en Moselle, et ont tiré un feu d’artifice près d’une des piscines d’entreposage des combustibles usés. Cette action visait à interpeler l’opinion publique sur le fait qu’il était, pour des personnes extérieures, tout à fait possible d’entrer illégalement sur le site et d’atteindre ces fameuses piscines, donc les contenus sont hautement radioactifs. Dans un communiqué, EDF a précisé que l’intervention de ces militants n’avait pas remis en cause la sécurité des lieux.

La protection des océans
Si le risque nucléaire fait partie des priorités des actions de Greenpeace, la question de la préservation de la biodiversité reste primordiale. L’océan Antarctique est l’un des derniers espaces marins encore préservés. Il abrite une faune marine unique, riche et vulnérable : baleines bleues, manchots empereurs pour ne citer qu’eux. Ce refuge de biodiversité est néanmoins menacé par les activités humaines, telles la pêche industrielle, mais aussi toute autre activité entraînant pollution et réchauffement climatique. Les océans sont essentiels à la vie sur Terre. Rappelons qu’ils procurent 50% de l’oxygène que nous respirons et absorbent 30% de nos émissions de CO2.
Avec les campagnes d’information et les actions de Greenpeace, nous espérons mener à une prise de conscience progressive de la population mondiale. Celle-ci se fait progressivement, mais les activités humaines rendent cette prise de conscience de plus en plus urgente. C’est ensemble qu’il faut faire bouger les lignes afin de ne pas risquer l’extinction de nos ressources de vie.