[ Par Louise Benetreau ]

Le pays au paysage riche
L’Afrique centrale est terre de voyage au cœur d’une forêt verdoyante peuplée de grands primates et d’Hommes. Il existe en effet une terre située au centre-est de l’Afrique entourée par le Burundi, la République du Congo, l’Ouganda et la Tanzanie, c’est le Rwanda ; le « pays des mille collines ». Ce territoire grand comme la Bretagne est riche de son paysage : avec de grands lacs, des volcans et les montagnes des Virunga, où se trouve l’une des sources du Nil, de grandes forêts tropicales à plus de 2’000 à 4’000 m d’altitude.

L’Humain et les primates
De ces forêts tropicales et verdoyantes, on peut voir surgir plusieurs primates dont les gorilles, grands primates de la famille des hominidés. Ce mot signifie que ce sont des êtres vivants qui se rapprochent le plus de l’Humain. Cependant ces espèces sont menacées par l’Humain lui-même, en raison du braconnage intensif : certaines personnes posant des pièges, alors que cela est interdit. Cette terre, si intense de par sa luxuriante végétation, par son peuple, de par ses si beaux animaux, ne réussit pas à organiser et harmoniser la gestion des ressources locales pour vivre en harmonie. Ce territoire si riche en biodiversité voit mourir ses propres réserves de gorilles, qui nous instruisent pourtant sur l’origine de l’homme est sur terre. Après l’extinction de ces gorilles, ce sont les racines de cette terre ancestrale, que l’Humain, que les Hommes vont perdre, car au final l’Humain lui-même se perdra.

Côté cinéma …
Une chercheuse en primatologie américaine du nom de Dian Fossey a été incarnée par l’actrice Sigourney Weaver dans le film : Gorilles dans la brume de M. Apted en 1988. Ce film démontre, prouve, que le braconnage entraînera l’extinction d’espèces comme celle des gorilles, ce qui amènera donc à la perdition de ce « royaume » naturel, originel. Gorilles dans la brume est un film de fiction historique et dramatique qui rejoint la réalité. On peut même dire que dans ce film, la fiction dépasse la réalité : par l’assassinat de Dian Fossey la fin de la liberté des gorilles entraînera la fin de la liberté des peuples puisque des guerres ethniques commenceront, accompagnant la déforestation de ce territoire.

Les gardiens de la paix
Heureusement le drame du braconnage des gorilles révélé par les travaux de recherche, notamment ceux de Dian Fossey, a fait comprendre aux peuples des territoires africains que sans eux, pas de territoire, pas d’écosystème équilibré, pas de vie, plus d’hommes. L’Homme doit conserver les forêts tropicales de haute altitude pour que la biodiversité fonctionne et densifie ses territoires, montagnes, volcans, lacs, villages. Aujourd’hui l’ONU est depuis 2015 le gardien des réserves et ressources écologiques et naturelles de ce pays. L’homme se trouve au cœur de sa propre protection, de sa propre défense, aidé par des ONG telle que WWF ou Greenpeace. 

Pourquoi tant de destruction et de sacrifices sont-ils indispensables avant que l’homme entende raison et finisse par accepter de protéger ce qui est indispensable à sa survie ? A son avenir ?