[ Par Thomas VERCRUYSSE ]

Le massacre de Santa Fé, cela vous dit quelque chose ? Même si cela ne vous dit peut-être rien à première vue, vous en avez surement déjà entendu parler contrairement au massacre de San Fernando. En effet, ce sujet a fait le tour des journaux au printemps.

Santa Fé, une ville a priori calme
Santa Fé est une ville située dans l’état américain du Texas à quelques kilomètres de Houston, près de la côte Atlantique. C’est une petite ville qui à première vue est très calme avec à peine 12 000 habitants. Il y existe plusieurs écoles pour les enfants de la ville, dont la plus grande est Santa Fé High School, une école du secondaire qui est devenue au printemps l’une des plus connues des Etats Unis voire du Monde, mais pas pour de bonnes raisons, bien au contraire… Ainsi, ce lycée a été témoin d’un acte horrible, mais assez commun aux Etats Unis malheureusement. Une fusillade a été perpétrée par un élève du lycée de 17 ans, nommé Dimitrios Pagourtzis, ce qui a notamment relancé le débat du port d’arme aux Etats Unis.

Le 18 Mai 2018, une journée dramatique à Santa Fé
Les faits commencent le 18 Mai à 8h du matin lorsque Dimitrios Pagourtzis fait éruption dans un cours d’arts plastiques, vêtu d’un long manteau noir qui cachait son revolver et son fusil, et il a alors annoncé à la classe qu’il avait « une surprise ». Puis il a commencé à tirer sur des élèves et des enseignants les uns après les autres. Une élève raconte : « Je me souviens avoir vu les éclats des tables, peu importe ce qu’il touchait, je me rappelle ces éclats passant devant mon visage. […] Il y avait une fille au sol et il lui a tiré dans la tête une ou deux fois ». La fusillade a duré 15 minutes, a fait 10 victimes, en majorité des jeunes filles de moins de 18 ans et 13 blessés. 

Un acte d’un adolescent complètement perdu
Dimitrios Pagourtzis a été arrêté quelques heures plus tard et incarcéré pour meurtre sans possibilité de caution. C’était un adolescent assez solitaire qui faisait partie de l’équipe de foot du lycée sur lequel personne ne pouvait parier qu’il allait orchestrer un massacre. Et pourtant il avait tout prévu dans les moindres détails, c’était un acte tout à fait prémédité. En effet, la veille de la fusillade, il a partagé une photo de lui avec un tee shirt portant le slogan « Né pour tuer ». De plus, quelques heures après son arrestation, la police a retrouvé chez lui un carnet dans lequel l’adolescent avait minutieusement préparé l’attaque de l’établissement. Le plus dur à comprendre dans cette histoire est qu’il n’y avait aucun passé criminel ni rien d’autre qui ne pouvait laisser présager cela. 

Un acte fréquent aux Etats-Unis ?
Malheureusement, cette histoire peut être classée avec des dizaines d’autres fusillades dans les établissements scolaires américains. Par exemple, ceci était déjà la troisième fusillade dans une école en 2018 après celle de Parkland notamment. En Mai 2018, aux Etats-Unis, le nombre de morts au sein des écoles a dépassé le nombre de morts parmi les militaires américains (29 contre 13). Pourtant, cette information a fait le tour de nos journaux télévisés, contrairement aux massacres de San Fernando. Dans le prochain article, nous allons donc nous intéresser à la différence de traitement de ces deux actes atroces.