[ Par Irinia Ahamada, Mehdi El Ghalloussi, Rémi Jaffray, Cécilia Marquet, Valentin Pinault-Launay, Nathan Perez ]

 

Aujourd’hui la France compte à peu près 360 loups dans les Alpes, proche de la frontière italienne. Les loups ont disparu de France vers les années 1930, mais ils s’y sont réimplantés à la fin des années 90. Le loup ne peut être domestiqué, c’est un animal sauvage cependant il possède des gènes communs avec le chien.

Les causes de la disparition des loups en France
Les loups posent une double problématique : environnementale / gouvernance et société / éleveurs. A cause de l’urbanisation, il y a eu une restriction du territoire des loups. Ainsi, sa nourriture s’est faite plus rare et les loups se sont attaqués au bétail, une prise facile. Les loups chassent en calculant l’énergie dépensée. Les animaux d’élevage apparaissent donc comme une proie en or, enfermée et bien grasse. A cause de ce phénomène, les éleveurs sont majoritairement opposés à l’installation du loup sur le territoire. Sur les 800’000 ovins présents dans les Alpes, 3’500 seraient victimes des loups, soit 0,4 %. 

Les loups fonctionnent en meute, et dans la meute, il y a un chef : « l’alpha ». Le loup alpha est considéré comme le stratège donc si on tue cet alpha le reste de la meute se disperse et est voué à mourir. A force de tuer des loups, l’espèce a failli disparaître de France. Ainsi, aujourd’hui, il y a un quota d’abattage des loups : 6 loups en 2011, 32 loups en 2015 et 30 loups en 2018.

 

Une possibilité de revoir des loups en Bretagne ?
Deux loups se seraient installés aux alentours du lac de Guerlédan en Bretagne. Les loups se reproduisent très vite, donc s’il y a deux individus, ils pourraient très bien repeupler la Bretagne. Les deux loups seraient revenus en Bretagne naturellement, et n’ont pas été réintroduits par l’Homme comme dans le parc du Yellowstone (E.U.). Ainsi deux camps s’opposent : les lycophiles (ceux qui sont pour le retour des loups) et les lycophobes (ceux qui sont contre le retour des loups). Les lycophiles disent que les loups sont revenus spontanément depuis l’Italie, qu’ils ne s’attaquent pas à l’Homme, qu’ils permettent de réguler les animaux, notamment les nuisibles (lapins, rongeurs…), qu’ils améliorent l’environnement. Face à ces arguments, les lycophobes leur opposent que ces loups auraient été réintroduits clandestinement, que les loups sont dangereux pour l’humain et l’élevage et qu’ils font peur.

 

L’image du loup depuis l’enfance
Le loup et le chien ont des points communs mais les deux espèces ne sont pas identiques : l’un est sauvage, l’autre domestique. Le chien semble amical, le « meilleur ami de l’homme », alors que l’image du loup dans les contes est péjoratif. Cruel, méchant, bestial, il est toujours la « méchante bête » qui attaque les enfants comme dans « Le Petit Chaperon rouge », « Pierre et le Loup », « la Chèvre de Monsieur Seguin ». Souvent vu comme l’incarnation du mal, diabolique et immoral, cette vision doit être combattue. Son aspect effrayant alimente les rumeurs de lycanthropie ou de bêtes chimériques tueuses d’hommes.

 

Qu’en sera-t-il pour la Bretagne ? Le loup sera-t-il bien accueilli ? Ou mal vu ? Nourrira-t-il de nouvelles légendes pour les enfants pas sages ?