[ Par Juliette MEYER ]

Greenpeace, est une Organisation Non Gouvernementale (ONG), à la fois reconnue pour son intégrité et son indépendance dans son fonctionnement. Ses membres agissent selon les principes de non-violence pour protéger l’environnement, la biodiversité et promouvoir la paix.

La loi est avec moi donc j’ai raison
Le 9 octobre 2018, le journal Ouest France écrivait en gros titre « Le mouvement végan se radicalise ».  Le journaliste nomme 269 Libération animale parmi « les opposants les plus radicaux », qui organise des blocages d’abattoirs. Il y a aussi Boucherie abolition qui « portaient dans leurs bras des porcelets morts devant des boucheries coupables, selon eux, de vendre du meurtre ». L’idéologie végan est plusieurs fois discréditée et relativisée par le journaliste. Il mentionne de même, une éventuelle (non prouvée) connexion avec les black blocs créant une analogie insidieuse entre le mouvement végan et celui de casseurs qui s’assument ouvertement comme violents.
En revanche, les bouchers sont présentés comme victimes des militants. Leur légitimité légale (« nous obéissons aux lois, tant au niveau sanitaire que du bien-être animal » affirme un boucher questionné) est rappelées à l’encontre des questions philosophiques et éthiques revendiquées par les végans mais qui sont tues dans le journal.

Victime des projecteurs des médias ?
En mai 2018, c’est France 2 qui revenait sur l’attaque d’une boucherie en Essonne par des activistes végans. La journaliste questionne entre autres un militant « casseur », visage caché et voix modifiée. L’interview est plusieurs fois coupée, ne laissant apparaître à l’écran seulement les phrases courtes prononcées par le militant où il est toujours questions des actions violentes qu’il a menées : « il dit vouloir faire le plus de dégâts matériels possible » affirme la journaliste. A aucun moment nous ne pouvons le voir développer son propos.
De plus la séquence est suivie par une documentation sur l’ALF (Animal Liberation Front) une organisation britannique connue pour ces actes militants chocs.  Des modes d’actions qui « parfois dégénèrent : incendies, agressions et même tentatives d’assassinats », met en garde la journaliste, avec des images d’archives de personnes cagoulées sur un fond de musique angoissante. Le documentaire termine en mentionnant une future protection policière de certaines boucheries.

Informer ou censurer ?
Le mouvement semble être assimilé à une entreprise terroriste par les journaux. L’image des végans renvoyée par les médias a pour effet de faire peur au reste de la population et ainsi rend invisible les revendications des militants pour le bien-être animal. De plus, il durcit le dialogue entre les végans et les non végans. Je vous invite à me suivre pour mon prochain décryptage et nous demander ensemble : aux yeux des médias, qu’est-ce qu’un militant qui se radicalise ?

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