[ Par Héloïse LECHIEN ]

Aujourd’hui, mesdames et messieurs, j’ai une grande annonce à vous faire : LE MONDE VA MIEUX. En voici les preuves : Tout d’abord, l’ultime combat contre l’illettrisme avance à grands pas : en 1950, les deux tiers de la population mondiale étaient illettrés, et cela ne représente maintenant plus que 20%. Ensuite, grâce à une maîtrise accrue de la médecine et un meilleur accès à l’eau potable, la mortalité infantile a nettement diminué. En effet, en 1970 on a relevé plus de 16 millions de décès chez les enfants de moins de 5 ans, contre 5 millions en 2016. De plus, la pauvreté extrême diminue. Vers le début des années 80, 44% de la population vivait sous le seuil de l’extrême pauvreté. Ce chiffre a constamment baissé pour arriver à seulement 10% en 2017. Seulement 10% ! “Seulement” 10%…? Attendez… Nous sommes actuellement 7 milliards 600 millions d’êtres humains sur Terre. Si l’on divise par 10 cela fait donc 760 millions… 760 millions d’êtres humains sur Terre vivent donc avec moins d’1 euro 60 par jour… Quelle triste réalité.

Certaines choses s’améliorent mais cela ne suffit pas. Il y a une faille dans ce système qui ne jure que par l’argent, et je ne parle pas uniquement de la France, c’est le monde ENTIER qui déraille depuis toujours. Non mesdames et messieurs, tant que les riches seront encore privilégiés, tant que des animaux seront maltraités, tant que des enfants seront harcelés, tant que le réchauffement climatique continuera de s’aggraver, tant que les pays confortables n’ouvriront pas leurs frontières le coeur déployé pour leurs frères d’humanité, tant que la guerre persistera, tant que des gens crèveront de froid, de faim, de désespoir ou sous les bombes.

Non, mesdames et messieurs, tant que tout cela existera le monde ne sera pas “sur la bonne voix”

Je rêve d’un monde idéal… Que dis-je ? NOUS rêvons d’un monde idéal. Nous rêvons d’un monde idéal dans lequel la guerre ne serait plus qu’un lointain souvenir dans l’esprit des humains, et ne ferait même plus partie du vocabulaire. La violence n’existerait plus, et la bienveillance serait maîtresse de nos actes. Nous prônerions la différence pour entretenir la diversité. Nous rêvons d’un monde idéal dans lequel nous serions libre de faire ce que nous voulons sans la crainte d’être jugés. L’ouverture d’esprit dominera le cerveau des humains. Notre seule loi serait le respect d’autrui, si bien respectée que nous n’aurions plus besoin de gouvernement. Nous rêvons d’un monde idéal dans lequel l’éducation serait faite plus intelligemment. Ainsi, au lieu d’uniformiser les enfants aux même connaissances, on les laisserait apprendre ce qu’ils souhaitent apprendre. Nous rêvons d’un monde idéal dans lequel la planète ne serait plus dévastée et les animaux ne seraient ni exploités ni mangés. L’harmonie avec la nature et les animaux serait primordiale et les femmes et les hommes seraient égaux. Nous rêvons d’un monde idéal dans lequel même les frontières ne seraient plus de ce monde : nous serions humains avant tout. Personne ne serait plus l’esclave de personne, et en plus de cela, l’argent serait aboli. Les ressources seraient si bien partagées que tout le monde mangerait à sa faim.

D’après vous, d’où viennent tous les problèmes de notre société actuelle ? Pourquoi ne réussissons nous pas à atteindre cet idéal dont tout le monde rêve ? Vous allez me dire : c’est à cause des autres ! Mais non, le problème, ce n’est pas les autres. Le problème c’est nous. Nous, les humains. Le problème c’est nous. Et notre véritable nature.

Non, je ne terminerais pas mon discours sur une note si péjorative et désespérante, car je suis certaine que nous ne sommes pas des êtres si cruels et odieux. Certes, quelques uns dépassent les bornes. Je pense notamment à notre cher ami Donald Trump ou encore à son tendre amour Kim-Jong-Un. Nous sommes probablement surexposés à la violence, et en plus de cela mal informés. De plus, on nous demande de penser à notre pays avant même de penser à l’humanité, alors que la clé est là. OUI, nous pouvons changer les choses à petite échelle, si chacun y met du sien. Soyez bienveillants, prenez soin des autres. Soyez fermés à la violence, mais ouverts à la diversité, et au partage. Essayer chacun d’aider ceux qui en ont le besoin à votre échelle, car tout le monde le sait, personne ne mérite la misère. Et maintenant, si j’avais un dernier message à faire passer à tout le monde, ce serait : plantons des fleurs, plutôt que de semer la haine.