[ Par Simon Renard ]

 

Depuis l’arrivée au pouvoir de Kim Jong-un en décembre 2011, la Corée du Nord n’a eu de cesse de multiplier les essais nucléaires et balistiques ainsi que les exhibitions d’engins nucléaire afin de réaffirmer sa puissance aux yeux du monde. Cette succession de mouvements militaire amène les États-Unis à prendre des mesures préventives en renforçant ses positions en Corée du Sud, ce qui participe à l’augmentation des tensions internationales sur la question du nucléaire.

État de l’armement nucléaire en Corée du Nord
Il y a aujourd’hui peu d’informations sur les possibilités nucléaires de la Corée du Nord. En effet le pays étant une dictature totalitaire fermée, il ne laisse pas filtrer grand chose quant à ses stocks d’armement. De plus les déclarations du régime sont souvent remises en cause par les experts.

Cependant, on sait aujourd’hui au vu des essais que la Corée du Nord maîtrise le traitement du plutonium, ainsi que l’enrichissement de l’uranium et la technologie thermonucléaire. Elle est probablement aussi capable de produire des missiles intercontinentaux capable de porter des charges nucléaires. On pense également que la Corée du Nord maîtriserait la bombe H, qui est le type d’arme nucléaire le plus puissant car reposant sur la fusion nucléaire.

 

Menace représentée par la Corée du Nord
Durant la guerre froide a eu lieu la guerre de Corée (1950-1953) qui a opposé la Corée du Nord alliée à l’URSS et la Corée du Sud alliée aux États-Unis. C’est à la suite de ce conflit que les États-Unis vont décider d’installer des ogives nucléaires en Corée du Sud tournées vers la Corée du Nord. Cette menace va inciter la Corée du Nord à initier un programme nucléaire qui ne s’est vraisemblablement pas arrêté même pendant la période où le pays était signataire du traité de non-prolifération nucléaire (1985-2003).

Depuis cette période la Corée du Nord représente une menace à la fois pour ses voisins mais aussi pour les puissances mondiales. C’est cet état de fait qui peut amener à envisager une guerre nucléaire dans le cas où la Corée du Nord déciderait de s’attaquer réellement aux États-Unis. La Corée du Nord a en effet récemment effectué plusieurs essais nucléaires et balistique, avec notamment plusieurs tirs de missiles au dessus du Japon. Certains de ces missiles sont aujourd’hui capables de parcourir près de 3700 km, rendant possible l’atteinte de l’île de Guam, île du Pacifique appartenant aux États-Unis. Une partie des experts pense même que les missiles nucléaires Nord-Coréens pourraient atteindre la ville de New York. Cependant, on ne sait pas aujourd’hui si cette portée est réelle puis qu’aucun essai ne l’a démontrée. De plus on ne sait pas non plus si la Corée du Nord maîtrise la rentrée dans l’atmosphère de ses missiles. Cela ne laisse néanmoins rien présager de bon pour l’avenir, d’autant plus que le programme d’interception des missiles mis en place par les États-Unis n’est pas encore totalement fiable.

 

Quelques éléments rassurants
Récemment, certains événements ont pu donner à la communauté internationale un motif d’espoir quant à la menace nucléaire nord-coréenne. En effet, la Corée du Nord à annoncé en 2018 l’arrêt des essais nucléaires et des tirs de missiles intercontinentaux. De plus, deux sommets ont eu lieu rassemblant les présidents Donald Trump et Kim Jong-un : le premier à Singapour en 2018 et le second à Hanoï en 2019. Cependant ces deux rencontre n’ont apporté que peu d’avancées concrètes, et la chose qui nous permet aujourd’hui le plus de croire qu’une guerre nucléaire n’aura pas lieu, reste l’écrasante suprématie militaire des États-Unis.