[ Par Valentin Pinault-Launay, Mehdi El Ghalloussi, Irinia Ahamada, Cécilia Marquet ]

L’environnement dans lequel nous plonge Dubaï est celui d’une ville parfaite avec un climat sec et aride. Parfaite pour les vacances ! Cependant, il faut regarder au-delà des apparences.

Une image pour les guides touristiques 
Alimentant la légende de tous les possibles et de tous les rêves, les quartiers sont bordés par des gratte-ciels impressionnants, construits et placés de façon méthodique et commerciale. L’herbe est verte, coupée au millimètre près, petit miracle en ce lieu de fortes chaleurs. Les hôtels 5 étoiles côtoient les yachts brillants et les boutiques de marques. Les touristes y trouvent la joie et étalent leur extase sur les réseaux sociaux, vantant la politesse et la qualité de service. Dans les centres commerciaux de Dubaï, les plus grands du monde, les employés sont deux à chaque caisse.

Bienvenue dans le monde réel
Néanmoins, cette apparence incroyable et heureuse n’en cache-t-elle pas une autre ? Un modèle de réussite au pays du pétrole ? Cette création n’est pas une réalité. Elle n’est pas naturelle ni représentative du monde réel. Tout est sous contrôle et artificiel. Tellement sous contrôle que cette illusion fait accepter l’inacceptable. Dubaï n’est pas un paradis, mais peut-être le contraire. Dubaï regorge de bidonvilles tout autour de cette incroyable cité, la pauvreté est existante, une partie des habitants de cette si belle cité souffre en silence. Ville festive et chatoyante, elle est active de jour comme de nuit, consommant des quantités astronomiques de ressources naturelles pour que cette activité soit compatible avec la chaleur et son environnement hostile. Le niveau de pollution de l’air à Dubaï est considéré comme mauvais pour la santé par les instituts de mesure de pollution de l’air, et la population ressent les effets du réchauffement climatique sur sa santé, à défaut de les voir dans l’eau peu limpide de la mer environnante.

Un pays « développé » ?
Parfois désignée par les offices de tourismes officiels comme la huitième merveille du monde, la moindre photo est retouchée et retravaillée. En effet, il ne fait pas « idéalement chaud », mais extrêmement chaud : les températures en hiver sont en moyenne de 27°. Enfin, la ville est certes festive, mais la fête peut vite dégénérer. Les femmes sont victimes de discrimination : leurs droits sont limités par rapport aux hommes, les questions de mariage, de divorce, d’héritage et de garde des enfants sont toujours prises par les hommes. Les femmes violées sont passibles de peines de prison par le code pénal émirien pour « les rapports sexuels en dehors du mariage » et différentes affaires concernant des ressortissantes étrangères provoquent régulièrement des polémiques. Celles-ci risquent une peine de prison, voire un châtiment corporel, et devraient également verser près de 28 000 euros de frais de justice. Dubaï aime se faire remarquer. C’est à ce prix qu’elle s’est forgé un destin de nouvelle ville mondiale. Son visage, d’apparence lisse et soigné, cache de vilaines cicatrices, des défauts qui le rendent fragile.

Dubaï est synonyme d’extravagance et de richesse, d’une oasis au pays de l’or noir. Dubaï est comme un “Las Vegas dans le désert et sans les jeux”, nous happant en nous faisant renoncer à tous nos principes d’urgence écologique et de progressisme démocratique.