[ Par Laurine BONIN ]

« En grève ». « La France en colère ». Ces slogans parcourent la France depuis le week-end du 15 Novembre suite au mouvement des gilets jaunes. En France, la population se soulève de plus en plus souvent pour faire entendre ses idées à travers notamment des manifestations dans la rue. Cinquante ans après Mai 68, la grève est devenue un véritable phénomène social mais où violence et haine semblent prendre le dessus.

Se battre pour ses idées.
De la Révolution Française à aujourd’hui, l’homme s’est toujours battu pour défendre ses convictions et ses droits. En faisant grève, l’homme refuse, revendique des faits, des lois et des mécanismes. Aujourd’hui, en France, la liberté d’expression offre à tous les citoyens la possibilité de dire ce qu’ils pensent, de défendre leurs idées tant que cela ne nuit pas à autrui. Ils montrent alors qu’ils ont un poids dans la société et qu’ils peuvent faire changer les choses.

Ainsi, beaucoup de lois ont été modifiées suite à des réclamations de la part des citoyens. Ces réclamations sont de plus en plus conséquentes car de plus en plus médiatisées.

Ce que l’on voit, ce que l’on retient.
Si vous avez allumé votre télévision ou écouté la radio le week-end du 15 Novembre, il est certain que, quelque soit la chaîne ou la station, vous avez entendu parler du mouvement des gilets jaunes. Qu’en avez-vous retenu ? Ce que certains pourraient en retenir ce sont des images de feux, de cris, de slogans parfois violents, d’arrestations, de lancers de gaz lacrymogène. Mais ces images ne sont-elles pas des représentations de violence ?

Ainsi, avec la médiatisation, ce que nous retiendrons très souvent des grèves, ce sont des images de violence : les grèves dégénèrent et l’agressivité prend le dessus. Mais, quand nous étions petits, nos parents ne nous disaient-ils pas « ne résout pas tes problèmes par la violence » ? Alors pourquoi les faits sont-ils contraire à ce que l’on nous a toujours enseigné ? Peut-on faire entendre ses idées lorsque la brutalité dépasse les paroles ? Et le message à faire passer dans tout ça ? Bien souvent, le message, on ne s’en souvient pas ou peu. Bien souvent, les grèves sont critiquées et la crédibilité est faible.

La véritable question est de savoir si ce que l’on nous donne à voir est ce qu’il se passe véritablement lors des manifestations. Alors épreuve de force ou d’affirmation d’idées ?