[ Par Louise Durand ]

 

Un article écrit par Major-Prepa reprenait un article du journal The Economist et classait les pays par indice démocratique pour 2019. La totalité des pays dans le monde est donc classifiée dans cet article, sur une échelle de zéro à dix.

La meilleure démocratie, est-ce la mienne ?
L’article discerne quatre sortes de démocratie : la démocratie pleine qui a entre 8 et 10 d’indice. La démocratie imparfaite, qui elle a un indice entre 6 et 8. Le régime hybride qui regroupe les indices entre 4 et 6. Enfin, les régimes autoritaires avec des indices inférieurs à 4. En haut du tableau, on retrouve trois pays nordiques : la Suède (9.39), l’Islande (9.58) et la Norvège qui est une démocratie presque parfaite (9.87). La France quant à elle se retrouve loin derrière (7.8), elle se place en 29e position derrière des pays tels que l’Uruguay, la Corée du Sud, le Japon. L’article est basé sur un tableau regroupant les cent soixante-sept pays. L’indice se calcule en faisant une moyenne de 5 points : les processus électoraux et pluralistes, le fonctionnement du gouvernement, la participation à la politique, la culture politique et démocratique et enfin, les libertés civiles. Pour attribuer le meilleur indice, l’article a posé des questions et des points étaient attribués selon les réponses.

Si on s’entraidait ?
Un des problèmes majeurs de la démocratie française est la représentativité : 80 % des actifs en France sont des ouvriers ou des employés. Pourtant, leurs représentants ne forment que 5 % de l’Assemblée nationale. L’autre absence de représentativité est la représentation des femmes et des minorités qui sont presque absentes de l’assemblée. Il faudrait donc que l’accès au pouvoir de ses représentations soit plus ouvert pour permettre leur représentativité. Et puis si justement il y avait ces changements, il faudrait donc aussi leur donner plus de pouvoir, pour faire entendre leur voix. Alors, comment leur en donner ? Nous, République française, ne le savons pas. Nous ne sommes pas la seule démocratie. Alors si pour une fois on regardait chez le voisin non pas pour juger sa façon de gouverner, mais pour voir ce qu’il a à nous apprendre. Nous sommes capables d’apprendre de nos propres expériences alors pourquoi ne pas apprendre de celles des autres et oublier pour une fois ce besoin que nous avons de montrer notre supériorité. Nous pouvons accepter que nous ne soyons pas les meilleurs dans certains domaines.

Comment la rendre meilleure ?
Oui, d’accord, c’est bien beau les idées, mais concrètement ça donne quoi ? Concrètement, il faudrait changer bien des choses. Pour commencer, revoir la Constitution qui fut écrite dans des conditions bien différentes du monde d’aujourd’hui. Certains points de notre démocratie ont évolué sans vraiment faire changer la constitution. Mais changer la constitution ne veut pas dire tout enlever, cela veut aussi dire ancrer certaines avancées. On pourrait commencer par affirmer dans la constitution le droit d’avorter. Ou encore l’égalité homme-femme avec une politique sur les congés parentalités pour désacraliser les « tâches féminines », comme l’a fait la Norvège qui a instauré une proportion minimum de femmes dans les entreprises. Ou encore, donner le droit aux couples homosexuels d’adopter hors mariage.

Vous qui lirez ceci, direz au premier abord que je suis féministe, que je souhaite un matriarcat, mais essayez de lire ceci avec la conviction que je suis un homme. Vous savez quoi ? Vous allez être convaincu. Et ça, c’est une preuve qu’il y a tant de choses à améliorer.