[ Par Adrien MONTEIL ]

Le football n’a jamais été autant médiatisé qu’il ne l’est aujourd’hui. Avec ses stars internationales comme Lionel Messi, Cristiano Ronaldo ou encore Neymar, ce sport représente désormais un véritable marché économique avec des transferts records et des droits TV qui s’envolent.

Des transactions toujours plus chères
Été 2017. Le brésilien Neymar, 25 ans, est transféré du FC Barcelone au Paris Saint-Germain pour un montant de 222 millions d’euros. Quelques jours plus tard, le jeune français d’à peine 18 ans Kylian Mbappé rejoint lui aussi le club de la capital pour 180 millions d’euros. Deux transferts records qui ont fait réagir non seulement les acteurs du monde du football, mais aussi des personnes qui ne portent pas grand intérêt à ce sport. Devenu au fil des années un véritable business, avec des clubs que l’on peut considérer comme étant des entreprises à part entière, le football met en jeu des sommes à plusieurs millions d’euros. Cependant, ces montants ne devraient pas cesser de croître. En effet, si l’on regarde les mercatos estivaux depuis 2012, on s’aperçoit que la valeur totale des 200 transferts les plus chers augmente plus rapidement années après années : de 1,8 milliards d’euros en 2012 à 3 milliards en 2015, puis plus de 4 milliards en 2017.  Une constante persiste néanmoins : les clubs anglais sont les plus dépensiers chaque année, avec des droits TV et une popularité plus élevés que les autres clubs européens.

Plus qu’un sport, un investissement
Ces montants d’argent conséquents attirent ainsi des investisseurs étrangers, prêts à racheter des clubs populaires, tels que les Qataris au PSG, le russe Roman Abramovitch à Chelsea ou les émiriens à Manchester City. Le statut du joueur change alors, il devient un investissement et doit rapporter, tel un produit sortant d’une entreprise. De plus, ces riches propriétaires dérèglent le marché et faussent les prix. Les clauses libératoires augmentent, telle celle de Messi, fixée à 700 millions d’euros par son club le FC Barcelone, pour ne pas revivre le drame du départ de Neymar. La majeure partie du budget d’un club provient des droits TV et varie d’un championnat à l’autre : de 1,1 milliard d’euros pour la Ligue 1 à 2,3 milliards d’euros par saison pour la Premier League anglaise.

Être bon sur le terrain, mais aussi en dehors
Le prix d’un joueur dépend de son âge, de son potentiel, de son nombre de sélections internationales, de son contrat actuel, de ses performances statistiques, mais également de sa valeur extra-sportive. En effet, un joueur qui attire les foules augmentera les recettes de la billetterie, une star des réseaux sociaux augmentera la popularité du club en attirant de nouveaux fans, et donc de potentiels acheteurs de maillots ou autres produits dérivés. Fait nouveau, les clubs n’hésitent plus à délocaliser leurs préparations, avec des tournées en Asie ou en Amérique du Nord, là où le potentiel économique est important. Ces championnats achètent parfois des grands joueurs en fin de carrière pour augmenter leur notoriété et ainsi être plus attractif.