[ Par Aurélien Crespin ]

 

Black Mirror est la série visionnaire sur l’avancée fulgurante des nouvelles technologiques et les risques potentiels que celles-ci pourraient avoir sur notre société dans un futur parfois plus proche qu’on ne le pense.

Un monde virtuel sans limite
Imaginez si demain, vous aviez la possibilité de tester un jeu vidéo où il n’existe plus aucune limite entre la réalité et la fiction. La seule connexion ne serait alors qu’une simple puce implantée dans votre nuque et directement liée à votre système neuronal pour adapter le jeu en fonction de vos phobies les plus profondes. Seriez-vous davantage excité ou terrifié face à cette idée ?


Dans cet épisode le héros essaye un jeu vidéo d’horreur qui s’appuie sur ses propres peurs, allant de la plus ordinaire comme la peur des araignées, à celle la plus enfouie qui s’imprègne d’un traumatisme psychologique survenu des années auparavant. 


Le hacking neurologique
Améliorer les interactions entre le jeu et le joueur fait pleinement parti des enjeux actuels. De nombreuses entreprises cherchent ainsi à briser cette frontière entre le monde virtuel et la réalité en utilisant les nouvelles technologies. Dans certains jeux vidéo par exemple, le niveau du jeu augmente en fonction du stress enregistré chez le joueur. 


Ce stress est évalué en mesurant son rythme cardiaque à l’aide de capteurs sensoriels ou encore de caméras capables de saisir ses expressions faciales. Certaines émotions comme le stress ou l’anxiété peuvent ainsi être captées en combinant plusieurs techniques, mais pour d’autres comme la peur ou l’amour, cela reste parfois difficile voire controversé car à la limite de la vie privée. 


Le plaisir de jouer avant tout
Dans cet épisode de Black Mirror, la peur est au centre du jeu et la série propose une vision dystopique de la réalisation d’un rêve technologique. Mais ce rêve vire rapidement au cauchemar et la confusion entre le réel et le fictif devient le centre d’intérêt majeur. 


Chacun sait que jouer a toujours été au cœur de la fiction et de l’imaginaire. Nous devons certes y croire pour nous amuser et prendre du plaisir mais nous y jouons avant tout parce que nous savons que tout ceci n’est qu’un jeu et qu’il n’y a donc aucun risque. Avec cette technologie surréaliste, le jeu n’en serait alors plus un, et le risque de se retrouver enfermé dans une représentation qui deviendrait notre présent, serait bien réel.