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  • Banquiers voleurs, oxymore ou euphémisme ?
[ Par Dylan DECRULLE ]

Tout le monde a déjà entendu, au moins une fois dans sa vie : les banquiers sont des voleurs. Mais tout le monde s’est-il déjà demandé pourquoi sont-ils qualifiés ainsi ?

Prêter ou acheter ?
Quand un ami nous prête de l’argent, on le lui rend sans surplus, tandis que lorsque c’est le banquier qui nous en prête, on le lui en rend plus. Ainsi la définition même du verbe prêter, peut, inconsciemment, alimenter ce stéréotype.
Par ailleurs, dans le monde capitaliste d’aujourd’hui, l’argent est, pour beaucoup, au centre des préoccupations. Les crises financières se succèdent et se succéderont, ainsi pendant ces crises, trouver un coupable soulage les gens. Le banquier est le parfait coupable même si bien souvent ce n’est pas lui qui prend les décisions dans les salles de marché. Par ailleurs, les banquiers comme beaucoup d’autres professions, sont tenus de faire du chiffre.  Ainsi, parfois, l’objectif n’est plus de conseiller le client mais de lui vendre des produits bancaires. 

 

Religion et prêt 
De plus, il est intéressant de remarquer que pendant longtemps, la religion catholique, largement répandue en occident condamnait le prêt à intérêt. Ainsi il est possible que cette pratique ait été considérée comme du vol. D’ailleurs à l’époque, la religion juive acceptait déjà cela, ainsi les banquiers étaient souvent juifs. Le stéréotype du juif-radin a peut-être prit essence en ce temps.
Enfin, banquiers voleurs n’est ni un oxymore ni un euphémisme, il ne faut pas rentrer dans ce clivage si réducteur. Même si les banquiers ne sont pas toujours transparents et honnêtes, qualifier de façon générale cette profession apparaît brutal et abusif.