[ Par le collège Jean Monnet de Janzé ]

 

Entendons-nous vraiment la voix des personnes à mobilité réduite, la voix des personnes âgées et celle des enfants ? Pour les élus, il faut prendre en compte la vie des personnes minoritaires qui dans les villes ont des besoins spécifiques.

La place des minorités
Mis à part dans des conseils de jeunes, dans des communes ou dans des écoles, les enfants sont rarement consultés. Pourtant ce sont les premiers utilisateurs de nombreux espaces tels que les trottoirs, les parcs, les aires de jeux que l’on aménage avec des yeux d’adultes. Nous devrions les écouter car ils sont l’avenir de nos villes. Et nous en tant qu’adolescents sortant de l’enfance, nous aimerions participer au choix des couleurs des bâtiments de notre ville.

 

Les partages utiles
Pour le moment, nous avons rencontré une paysagiste qui s’occupe de jardins en faisant participer les habitants. Beaucoup s’y mettent : des enfants, des adultes et des agents techniques… Leurs compétences sont différentes et complémentaires ce qui fait qu’ils réussissent à créer ensemble un jardin qui donne envie de s’y promener et d’en prendre soin. Ayant été façonnés collectivement, ces espaces sont davantage respectés et utilisés. Cette collaboration s’est exercée dans des cimetières pour y introduire un peu de vie et de joie. Celui de Janzé, traversé chaque matin par des collégiens pourrait devenir un parcours accueillant, si on y ajoutait de la végétation et des réalisations artistiques d’élèves.

 

Conflits d’usage
Le territoire c’est aussi de l’économie : parfois il contient une ressource que les hommes se disputent. Par exemple, en Tunisie où l’eau est rare en raison du climat, il y a conflit. Les agriculteurs ont besoin d’eau pour irriguer leur palmeraie. Mais à cause du réchauffement climatique, la situation de la palmeraie s’est dégradée. Et de leur côté, les touristes consomment l’eau sans retenue : forages pour l’irrigation, jardins, pelouses, douches, piscines ou encore lave-vaisselle. C’est pourquoi les agriculteurs ont du mal à survivre et progressivement quittent le travail des champs pour se consacrer aux activités touristiques.

 

La place de chacun
Et puis le territoire n’appartient pas qu’aux hommes, des animaux aussi vivent sur notre planète, comme le loup. C’est un prédateur dangereux qui vit principalement dans les montagnes et mange essentiellement de la viande. Ainsi l’homme et le loup sont destinés à se rencontrer et cette rencontre se termine souvent mal pour l’animal. En effet, de 1818 à 1829, plus de 14’000 loups ont été éliminés en France chaque année et à cause de cela le loup avait totalement disparu du territoire français en 1937. Il est réapparu naturellement en France depuis les Alpes italiennes en 1992 et pour le préserver, l’État a limité à 40 le nombre de loups tués chaque année. La présence du loup reste un sujet polémique, car il est en train de reprendre ses droits et son territoire.

 

Tout cela pour dire que le territoire est souvent source de conflits, et qu’il faut en prendre soin.