[ Par Laurine BONIN ]

Grande gagnante du mondial de football, la France tentera de nouveau sa chance à domicile lors de la Coupe du Monde féminine de football. Celle-ci se déroulera du 7 Juin au 7 Juillet 2019. Alors, pouvons-nous nous attendre au même engouement que celui suscité l’été dernier ?

Un engouement qui semble plus fragile
Alors que les discussions, les paris et les avis fusaient chez les Français avant le commencement de la Coupe du Monde de Football en Russie, c’est encore très silencieux pour celle à venir. L’attente semble moins fervente. Les supporteurs semblent moins enthousiastes alors que l’Equipe de France est l’une des équipes favorites. Pourtant même sport, même compétition. Mais comment expliquer cette différence ? 

Trouver sa place
Les femmes jouent au football depuis la fin du XIXè siècle et la première coupe du monde féminine de football n’arrive qu’en 1991 en Chine, soit environ soixante ans après la première masculine. Difficile donc de trouver sa place alors que le mondial des hommes semble déjà avoir toute l’attention.  D’autant plus que le football féminin est  beaucoup moins médiatisé que le football masculin : les matchs sont souvent retransmis sur des chaînes payantes et les médias sont plus discrets à ce sujet.  Si les derniers champions du monde sont très populaires, les noms de Sarah Bouhaddi, Amandine Henry ou encore Kadidiatou Diani restent inconnus pour beaucoup de Français ; pourtant elles représenteront le pays l’été prochain tout comme l’ont fait Griezmann ou encore Mbappé. Alors deviendront-elles les nouvelles héroïnes du football ? 

« Le foot c’est une sport d’hommes » ? Manque de force, d’agressivité, pas autant sportives que les hommes ? Voilà les réticences qui ressortent des médias. Les femmes seraient donc sans cesse comparées aux hommes parce que l’on fait du football, un sport masculin. Mais pourquoi les femmes n’auraient-elles pas leur place ? Une place juste puisqu’elles défendent les valeurs de ce sport et leur qualité de jeu est remarquable. 

Alors, dans sept mois, il faudra gagner la compétition mais aussi gagner le coeur des Français pour dépasser des préjugés encore trop présents.