[ Par Cosmin Moldovan ]

Il y a un siècle presque jour pour jour, se terminait une des guerres les plus meurtrières de l’histoire de l’humanité : 18,6 millions de morts dont 8,9 millions de civils, des chiffres ahurissants, inimaginables. Le dimanche 11 novembre seront organisées plusieurs cérémonies et commémorations dans toute la France. Il s’agira de rappeler l’évènement et le sacrifice des nombreux soldats, morts au combat. Des personnes âgées et des adultes y participeront, mais la majorité des jeunes ne se sentent pas concernés.

La mémoire est un lien collectif
La mémoire est l’ensemble des faits passés qui restent dans le souvenir des hommes ; Cette mémoire se partage de génération en génération. On peut transmettre la mémoire de plusieurs manières : en exposant des œuvres dans des musées ou en entretenant des monuments aux morts, des cimetières militaires. Il y enfin la cérémonie du 11 novembre organisée tous les ans. « Les commémorations ont pour objectif de sensibiliser les jeunes aux erreurs du passé pour qu’ils veillent à ce qu’elles ne se reproduisent pas », expliquent nos professeurs. Ce que cette phrase ne dit pas, c’est pourquoi les jeunes se désintéressent de ces commémorations.

Impliquer la jeunesse
La raison est pourtant simple. Les jeunes ne se sentent pas concernés car ils sont encore dans « leur monde », ils manquent de maturité. Ils ne pensent qu’au présent et n’arrivent pas à prendre du recul, de la distance sur la société et penser à l’avenir. D’ailleurs, cette cérémonie de 2018, cérémonie du centenaire, devrait-elle avoir plus d’importance que les précédentes ? Nous en parlons comme d’une cérémonie différente pour la simple raison que c’est la cérémonie du centenaire, pourtant, dans l’estime des jeunes, elle a la même importance que la cérémonie de l’année dernière, ou celle de l’an prochain. Ce n’est que plus tard, quand l’âge vient et qu’on a gagné en maturité, que l’on devient enfin capable de comprendre le sens de ces commémorations : il s’agit avant tout de rappeler à chacun que l’on fait partie d’un groupe, que nous partageons ensemble une identité collective.